1. The Spice extends consciousness

Les psychotropes ont certains avantages lors d'un usage modéré. Ils font partis intégrantes de certaines cultures religieuses et sont à l'unanimité reconnus comme des focaliseurs spirituels, capables de fournir d'intenses expériences enthéogènes. Bon, pour quelqu'un de relativement pragmatique comme moi, cela ne veux pas dire grand chose, mais il est vrai que les propriétés des psychotropes sur l'esprit forment un panel de merveilleux outils : la cocaïne accélère la pensée, les antidépresseurs atténuent les effets d'une mauvaise régulation de certaines hormones, la salvia divinorum fournit une vision furtive de propriétés que l'esprit à normalement du mal à modéliser, le cannabis occulte la douleur et calme l'esprit, le kratom atténue l'ennui et donne envie de continuer les activités, le LSD permet d'explorer d'autres univers mentaux ou faire appel a la synesthésie, l'Iboga permet de vaincre au moins temporairement ses démons via une traumatisante expérience d'introspection délirante, le tabac peut calmer, l'alcool aider à affronter la peur... Quelque soit la substance, si des limites sont respectées, les effets peuvent être bénéfiques.

2. The Spice is dangerous

Les vrais problèmes sont l'usage récréatif, d'une part, qui ne prend absolument pas en compte les effets exacts de la substance : on consomme pour consommer. Le but est d'être "défoncé", ni plus ni moins, on ne cherche pas a étendre la conscience mais à la réduire, et l'usage abusif, d'autre part, qui est souvent couplé avec le premier aspect, mais la plupart du temps, découle juste d'une mauvaise gestion de soi et de ses capacités, ceci amenant pour certaines substances (et non toutes, contrairement a l'image populaire : le LSD et pas mal de drogues de synthèses, LSA, Salvia divinorum, psylocibes, dreamherb... ont un coefficient adictif proche de 0) dans un cercle de dépendance, et là : c'est le drame. Les effets bénéfiques sont totalement annulés, au contraire, ne pas consommer plonge dans un état de détresse mentale et/ou physique. Il est pourtant simple d'adopter une conduite saine vis à vis des psychotropes : se renseigner sur la toxicité (quasi nulle pour le LSD (et oui! le produit en lui même n'est pas toxique pour l'organisme aux doses psycoactives), extrême pour la muscade ou la datura), sur les effets secondaires possibles (risques liés aux hallucinogènes, possibilités de déclencher une pathologie latente...)... Avoir un Guide en cas de premier expérience. Espacer les prises dans le temps... Et surtout : Savoir pourquoi l'on consomme. On sais pourquoi l'on boit du café? On DOIT savoir pourquoi on fume un joint. Ce n'est pas l'utilisation des drogues qui est dangereuse, c'est leur mauvaise utilisation. Fumer tout les jours, plusieurs fois par jour, du tabac ou un quelconque autre produit de combustion, est définitivement mauvais pour l'organisme, il n'y a pas à se triturer le cerveau trois heures pour le savoir. D'une manière générale, la chronicité et l'utilisation "pour le fun" sont les deux facteurs les plus inquiétants. Viens ensuite les additifs ajoutés par les dealers, problèmes qui ne peux être résolu que par la légalisation et le contrôle de la production. Il est clair que la légalisation des drogues peux poser un problème de santé publique, et pourtant, ça empêche pas les états d'accepter unanimement l'alcool et le tabac, psychotropes comportant des risques non négligeables. L'interdiction ne mène a rien sinon à l'explosion des réseaux mafieux pour le contrôle des drogues interdites. Il faut donc dans l'idéal développer avant tout la conscience de masse vis à vis des psychotropes, la bataille pour une information neutre et objective est capitale. Il faut apprendre aux gens à quoi servent les drogues, comment les utiliser correctement, les limites à respecter, les dangers pour eux, les dangers pour les autres. En un mot, il faut responsabiliser la population et tenter de minimiser les risques pris par les irresponsables. Après, s'ils ont un accident qui ne concernent qu'eux parce qu'ils n'ont pas respecté des règles élémentaires de sécurité... ils ne peuvent pas en blâmer quelqu'un d'autre.

3. The Spice must flow

Le flux des "drogues" ne peux être stoppé, le marché représente quelque chose de significatif dans le monde, et je suis prêt à parier que l'interdiction rapporte tellement à certains qu'ils sont prêt à tout pour que la situation ne bouge pas. Quoi que fassent les gouvernements pour réprimer ce réseau, il y aura toujours des consommateurs, et comme il y a des consommateurs, il y aura toujours des producteurs. La légalisation permet de contrôler les filiales, s'assurer que les consommateurs disposent d'un produit pas plus nocif que celui qu'ils recherchent. La légalisation permet par le biais des taxes spécifiques de financer directement les campagnes d'information sur les risques des psychotropes et les centres d'aides en cas de dépendance. En fait, actuellement, les structures d'aide existent déjà, les campagnes d'information, bien que partiales, aussi, et les deux sont financés par des fonds privés, donc non neutres, et par les impôts non spécifiques : tout le monde paye pour une minorité de mauvais élèves (et de malchanceux, un accident peux arriver à n'importe qui). De plus, l'état de fait actuel rend abondant certaines drogues (opiacés, cocaïne, crack, cannabis, extasy, tabac, ethanol ...), dont certaines sont parmi les moins utiles et les plus nocives, et en délaisse bien d'autres qui mériteraient au contraire l'attention des psychiatres et de toute personnes en quête de spiritualité et d'exploration de l'esprit.